Communiqué de Presse de la section PCF du Mans

Le Mans, le vendredi  8 Septembre Déclaration  des communistes de la section du Mans

 

Le Sénateur-Maire poursuit sur sa lancée : il  ne change rien sur le chemin de l’austérité, il confirme et justifie le recours aux ordonnances anti-démocratiques pour attaquer les droits  sociaux. Nécessité pour les communistes de la section du Mans de donner leur point de vue !

Parole de Sénateur et Maire du Mans : « je suis d’accord avec la réforme du code du travail et l’utilisation des ordonnances… Normal pour un macronniste avant l’heure, normal pour un adepte du principe d’autorité ! Pas mal à l’aise, non plus quand il applaudit nationalement aux réductions des dotations pour les villes et fait semblant de s’insurger localement ! Il ne dit rien sur l’évasion fiscale et les bénéfices du CAC 40 : 46 Milliards distribués cette annéemais 9 millions de Français ont atteint le seuil de pauvreté !

Et maintenant régner par ordonnances ! Ces choix ne sont pas inattendus, leur proclamation peut avoir un rôle libérateur pour des composantes de sa majorité  qui ont signé un accord pour une solidarité de gestion ! La donne a changé : toutes n’ont pas voté pour ça : austérité et maintenant attaque des droits des salariés – autant de choix nationaux qui se déclinent au plan local.  S’ajoute ce mensonge par omission quand Jean-Claude Boulard affirme : « la ville s’engage sur la pérennisation des emplois aidés », les citoyen-n-es ont droit à la transparence : pourquoi le Maire ne donne-t-il pas le chiffre des suppressions d’emplois à la ville ?  Par exemple : 29 emplois supprimés en 2016 – sachant que  des emplois sont alors  en cours pour la Maison de santé et la police municipale. (Chiffres partiels  relevés dans les délibérations du Cl Ml du 22/09/16 : tableau des emplois).

C’est ça la pérennisation : travailler plus en étant moins nombreux, et recours aux prestataires privés, voilà la réalité !

Alors cette réalité de terrain – parmi d’autres, appelle des ripostes  sur les lieux de travail, dans la rue et ça tombe bien, avec ce premier rendez-vous du 12 septembre à l’appel de la CGT, de Solidaires, de la FSU, FO localement… Ripostes aussi à l’Assemblée nationale avec les députés communistes, ceux de F.I, de députés socialistes aussi en quête de crédibilité. Le combat contre une prétendue modernisation qui donnerait priorité à la norme produite par « négociation » dans l’entreprise – qui pourra primer sur la loi même si elle est moins favorable aux salariés…

 

Modernisation ? le  développement des contrats à durée indéterminée, les attaques sans précédent contre les syndicats, la réduction systématique des droits des salariés… La liste est longue.  En tout cas : le Médef « kiffe », il est heureux, plus libéral que jamais il va pouvoir licencier à vue, s’attaquer aux droits sociaux tenus pour responsables du chômage !

Peu à peu les masques tombent et le maquillage de Macron ne peut empêcher cette évidence : les coups sont tous azimuts, et par exemple les cyniques moins 5 Euros de l’APL, la rentrée universitaire et ses tirages au sort, la suppression d’emplois aidés – pourtant reconnus utiles et nécessaires  pour lesquels nous demandons que cesse leur statut précaire. Enfin nous réprouvons  cette incroyable  violence  contre les retraité-es  accusé-es  d’être riches avec 1200 € mensuels !

Pour revenir aux propos liminaires : voilà la politique que soutient le Sénateur-Maire du Mans. Pour ce qui la concerne, la section des communistes du Mans est disponible pour contribuer à l’élargissement du nécessaire front de lutte, sur notre ville, dans le département et au plan national.

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