Rentrée scolaire, contre les fermetures de classes

                         De belles victoires, MAIS !

Bilan des ajustements du Comité technique départemental : 9 ouvertures, 7 annulations de fermetures, 7 fermetures 2 « annulations d’ouvertures » Les luttes des parents d’élèves sont un facteur décisif dans les victoires obtenues, les alertes et engagements des municipalités (*) qui les accompagnent sont nécessaires et peuvent peser dans les décisions de l’Académie. Pour autant, le compte n’y est pas ! Il n’a échappé à personne que les ouvertures de postes se font à moyens constants, c’est-à-dire qu’AUCUN poste nouveau ne sera ouvert. Les remplaçants mobilisés ne seront donc plus disponibles pour leur coeur de métier ! Si on examine la situation au Mans, (sans perdre de vue que les mêmes problématiques concernent celles du département), nous regrettons qu’une géographie des fermetures concernent, pour l’essentiel, des écoles du secteur Sud. (Cité des Pins, Vilar, Mauboussin…) Nous ne pouvons oublier ce traumatisme vécu par les parents d’élèves du Collège du Ronceray – qui se sont pourtant battus avec énergie contre sa fermeture. Nous pouvons aussi rappeler l’escamotage démocratique de la décision : elle a été entérinée par la seule Commission Permanente du Conseil général ! S’agissant des écoles, même refus de vrai débat, c’est pourtant l’intervention des parents d’élèves, des personnels directement concernés, qui est décisive. A ce stade, se pose donc la question de la validité des seuils. Le nombre d’élèves requis pour justifier ces fermetures n’a rien d’une vérité absolue ! Ces seuils devraient évoluer pour qu’il soit considéré qu’à Louis Blériot devraient être comptés les enfants attendus dans l’année… pour qu’en effet, à la maternelle Casanova il n’y ait pas 82 enfants à répartir dans 3 classes – soit 27 élèves par classe ! Aussi, nous ne comprenons pas la satisfaction du maire du Mans. L’école, son accès, son développement c’est le plus éminent facteur de développement partout, pour tous les enfants ; et donc avoir encore plus d’exigence pour les secteurs, les quartiers dits en difficultés, dont les services publics sont souvent les plus menacés, c’est une absolue priorité, un devoir de justice qu’avec la population, nous continuons à porter.

Au Mans, le 5 septembre 2018, Section P.C.F du Mans.

(*) Voeu unanime au Conseil municipal du Mans le 4 juillet dernier

Ce contenu a été publié dans Actualité locale, avec comme mot(s)-clé(s) , , . Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.