Départementales: le Front de Gauche élargi, dans les 7 cantons du Mans.

Les Assemblées Citoyennes ont désigné leurs équipes de candidats (2 titulaires, 2 remplaçants par cantons) et de campagne (mandataire financier, militants référents etc..). C’est une première étape d’importance, avec les initiatives déjà lancées au plus près de la population. Annoncé un meeting départemental, avec les responsables nationaux du Front de gauche, dont Olivier Dartigolles pour le PCF, le 19 mars salle H.Barbin.
Et surtout la pratique du maître mot de proximité: au plus proche des préoccupations des gens pour une Sarthe citoyenne, solidaire écologique… Les départements comme les familles sont durement atteints par la politique libérale imposée par le Gouvernement Hollande-Valls. Le pssage en force de la loi Macron en témoigne ! Les candidat-es du Front de Gauche sont les candidats anti-austérité !  Cette élection des 22 et 29 mars aura une dimension nationale directe et forte en inséparable d’une dimension locale concrète pour la population: collégiens, salariés, actifs en situation précaire (RSA), persoguide militantnnes âgées (APA) nous sommes tous concernés !Composition1Voir à ce sujet le

Guide Militant  PCF-Front de Gauche: http://www.pcf.fr 

Les propositions départementales ont été définies dès décembre, discutées et validées en Front de Gauche:

 L’enjeu des élections départementales de Mars : orientations et propositions  du collectif Front de Gauche 72

Le scrutin des élections départementales des 22 et 29 mars prochains va se dérouler dans une période où les souffrances sont grandes chez les habitants. La colère, le rejet de l’austérité sont réels chez nos concitoyens … mais ont difficulté à se traduire en alternative progressiste.
Dans cette campagne, nous aurons plusieurs objectifs : coécrire, avec les citoyens un projet alternatif pour notre département, mobiliser contre toutes les politiques autoritaires du local au national,

contribuer à contrer le désarroi idéologique qui frappe, notamment dans les couches les plus populaires, et faire progresser la conception d’un rassemblement sur des contenus transformateurs largement ouvert à toutes celles et tous ceux qui ne se résignent pas.
Au plan national, l’élection et la réélection d’élus communistes et républicains en grand nombre, dans notre département la réélection de deux conseillers départementaux communistes a minima et le progrès électoral du Front de gauche sont des objectifs que nous devons nous fixer pour que la population se dote de points d’appui efficaces pour les luttes indispensables à déployer rapidement.
Le scrutin va se dérouler avant même de savoir ce que vont devenir les départements. En effet, avec la réforme territoriale qui sera en débat à l’Assemblée Nationale en décembre, le gouvernement s’oriente vers 3 sortes de départements.
– Autour des métropoles
– « les délaissés » des métropoles
C’est l’exemple du Rhône
– Les départements ruraux (environ 50)
Quelle conception de la démocratie, quel mépris pour les citoyens que de mettre la charrue avant les bœufs !
Le 1er axe de la campagne dans ces élections doit donc être à la mobilisation contre cette réforme territoriale qui n’a rien à envier à celle mise en œuvre par le duo Sarkozy-Fillon en 2010.
Les objectifs sont les mêmes – supprimer toute entrave aux marchés pour amasser les profits. Ils ont en ligne de mire le marché des services publics locaux.
Porter un coup supplémentaire à la démocratie, en éloignant des lieux de décisions des citoyens : car ce projet remettant en cause les départements s’accompagne de super pouvoirs donnés aux métropoles et aux régions … sans oublier le seuil minimum de 20 000 habitants pour les intercommunalités.
Il y a donc, pour nous, urgence à poursuivre l’information sur les contenus de ce projet de loi, et à organiser la mobilisation pour exiger un référendum.
A ce jour, 200 signatures ont été collectées en Sarthe, donnons-nous l’objectif d’en rassembler d’ici fin décembre, un millier.
2ème axe dangereux et d’actualité contre les départements … et l’ensemble des collectivités : il s’agit de la baisse drastique des dotations de l’Etat.
Nous devons porter le drapeau du refus de l’austérité du local au national et faire que le conseil général devienne un outil au service de la réponse aux besoins des habitants.
Le risque, si nous n’inversons pas la tendance, est que les départements deviennent des coquilles vides, sans moyens financiers pour impulser des politiques novatrices dans les territoires.
Ainsi, pour les départements, l’effet ciseau est arrivé avec des besoins en services publics, en accompagnement à l’emploi et à l’insertion toujours en augmentation, alors que les dépenses des budgets RSA et APA sont en hausse très importante, non compensées par l’Etat qui a des dettes de centaines de millions d’euros avec l’ensemble des départements.
Mener la bataille à l’intérieur des collectivités – auprès des élus – et à l’extérieur – auprès des habitants – est vital pour l’avenir.
Félicitons-nous des 13.000 vœux votés dans les collectivités françaises à l’appel de l’AMF, mais également de l’ANECR. Dans notre département, à l’initiative des élus communistes et républicains de nombreuses communes l’ont fait.
Certains camarades font remarquer, à juste raison, que parfois, pour ne pas dire souvent, les élus socialistes, comme de droite d’ailleurs, font assaut de démagogie en faisant la politique du grand écart entre local et national.
Oui, bien sûr, mais cela n’est pas nouveau.
Mais, dans un intense débat d’idées, montrer leurs contradictions c’est du même coup faire réfléchir sur les politiques à mener aujourd’hui !
Le problème pour nous est donc bien le débat aves les citoyens, pour faire entendre une autre musique que « la dette, la dette, la dette », ou que la rengaine sur la baisse « incontournable » de la dépense publique !
La baisse des dotations de l’Etat est une mauvaise réponse car elle induit la diminution des services rendus aux habitants et une hausse de la fiscalité des ménages.
Il y a une autre réponse que nous avons défendue lors du rassemblement samedi 18 octobre sous les fenêtres des banques au Mans, c’est de s’attaquer aux immenses gâchis financiers provoqués par l’évasion fiscale, par les cadeaux fiscaux aux grands groupes (exonérations d’impôts, niches fiscales, subventions publiques) et de redistribuer cet argent aux collectivités, aux associations, aux familles en terme de services publics, de pouvoir d’achat et d’emploi.
Tout rassemblement, dans la clarté sur ces questions, est indispensable et nous devrons, en lien avec l’écriture de notre projet départemental, faire grandir l’exigence d’une réforme nationale de la fiscalité !
Ce doit être également dans cette période de pré-élections départementales, un axe fort à mener pour les communistes sarthois et leurs élus.
Un 3ème axe est à développer : il s’agit de la dimension démocratique des institutions et de la possibilité pour les citoyens d’être co-auteurs des politiques à mener.
Il y a nécessité dans un 1er temps, de réaffirmer notre exigence d’imposer la proportionnelle comme mode de scrutin, qui seule permet la diversité, la parité, le rajeunissement de nos institutions.
Il y a aussi urgence à réaffirmer que nous souhaitons rompre avec la Ve République qui conduit à des dérives antidémocratiques préoccupantes.
C’est pourquoi nous proposons d’imaginer une autre république, sociale et citoyenne, la VIe République, que nous appelons de nos vœux.
Ainsi, face à la crise de la politique et à l’éloignement des citoyens des élections, nous pourrions proposer la mise en place d’un conseil départemental économique, social, environnemental et citoyen dont une partie des représentants citoyens pourraient être désignés, par tirage au sort, de telle sorte que « les invisibles » deviennent visibles !
Ensuite dans le futur programme ou plutôt plate forme à co-construire avec les citoyens, nous pourrions proposer quelques pistes identifiant nos combats pour changer la société.
• Le Service Public
Le Département doit être un point d’appui pour exiger le maintien et le développement des services publics nationaux.
Il doit s’engager dans toutes les démarches citoyennes qui visent à démanteler notre république en la plaçant sous le contrôle des marchés financiers internationaux. Le Conseil général doit déclarer la Sarthe département hors TAFTA (traité transatlantique ou « Trans-Atlantic Free Trade Agreement », projet de libre-échange quasiment total entre l’Union européenne et les États-Unis, négocié en catimini par Bruxelles depuis le mois de juillet 2013, avec la complicité du gouvernement français).
Le Conseil Général sur ses compétences obligatoires, notamment pour le RSA, doit combattre toute stigmatisation des personnes.
Nous pourrions proposer un conseil éthique sur ces questions malheureusement d’actualité, composé de travailleurs sociaux, d’élus, de responsables associatifs et syndicaux … et de bénéficiaires du RSA.
Le Département doit impulser, avec les communes et les intercommunalités qui le souhaitent, la mise en place de services publics au plus près des populations en croisant les financements (petite enfance – crèches – résidence 3ème âge – l’emploi public).
Pour son action, le Département doit privilégier le service public, et c’est particulièrement le cas pour d’importants investissements à faire dans le domaine des collèges.
Les partenariats Publics-Privés sont de mauvaises réponses pour aujourd’hui et surtout demain pour les sarthois.
Dans le domaine de l’habitat, Sarthe-Habitat, l’outil du Conseil Général, doit s’engager dans une démarche de défense du droit au logement. Il s’agit donc d’être attentif au coût du loyer et des charges pour les locataires, d’impulser des travaux de réhabilitation alliant qualité environnementale, de veiller au coût de sortie du loyer. Il y a réfléchir à remettre de l’humain dans les cités. (Urbaines et rurales).
La présence médicale en secteur rural et urbain doit être l’objet d’une attention particulière des élus du département.
• L’emploi – l’économie
Notre département a connu, ces derniers mois, une véritable saignée en termes de disparitions d’emplois : 2000 emplois supprimés, notamment dans le sud-Sarthe.
Sans oublier la précarité, les temps partiels imposés : le département doit être un outil pour s’opposer aux diktats du MEDEF.
En maintenant, tant que possible un haut niveau d’investissement, le Département accompagne l’emploi dans le BTP.
Il y a besoin de suivre l’installation et le développement des TPE et des PME créatrices d’emploi pérennes.
Mais cela doit se faire dans la transparence.
Pour cela, nous proposons la mise en place d’une commission départementale d’attribution et de contrôle des fonds publics en y associant des entreprises et leurs représentants, les salariés et leurs représentants, les chambres consulaires, des citoyens et des élus.
Nous devons, en lien avec les communes et les intercommunalités, réfléchir à un plan départemental de développement des zones d’activités économiques et commerciales. Il faut empêcher si possible des mises en concurrences d’activités financées par des fonds publics qui conduisent à des fermetures, des suppressions d’emplois et des friches industrielles et commerciales.
Dans le secteur de l’agriculture, nous devons accompagner les circuits courts, l’agriculture bio. C’est indispensable y compris pour approvisionner nos restaurations publiques scolaires (département, communes,…).
Il faut soutenir, dans l’industrie, toute innovation en faveur de la préservation de notre environnement. Avec la question environnementale, la question sociale doit être intégrée comme critère incontournable à remplir pour recevoir des aides et les intégrer dans les appels d’offres.
De même, il y a à accompagner, avec les acteurs de terrain, le développement des énergies propres et douces.
Les transports publics doivent être développés afin de desservir l’ensemble du territoire, en posant la question de la gratuité d’accès.
• Accompagner le vivre ensemble
Il y a urgence à combattre le sentiment d’abandon qui envahit de plus en plus nos concitoyens, cela aussi bien en milieu rural qu’en milieu urbain.
La clause de compétence générale est à conserver pour les départements. Elle permet entre autre d’accompagner des projets associatifs, de collectivités, dans des domaines sportifs, culturels et de loisirs et elle contribue fortement à l’aménagement des territoires.
Dans cette période de crise, de division, d’agitation, pour certains des peurs, l’action au quotidien des associations est souvent le seul rempart à de nouvelles dégradations sociales et territoriales avec leurs cortèges d’inégalités !
Il faut donc « investir dans ces domaines ».
Il faut bannir les appels à projet qui mettent en concurrence des associations qui font un travail remarquable et qui se trouvent déstabilisées.
Nous pensons qu’il y a besoin de valoriser une co-élaboration, y compris sur une même question, avec plusieurs partenaires, afin de trouver les réponses les plus pertinentes aussi bien en termes de contenu que de conséquences financières.
Enfin pour conclure, il s’agit également de décider de notre politique de rassemblement pour ce scrutin.
Au vu des axes et propositions développées ci-dessus, nous devons être très ambitieux sur le « périmètre » du rassemblement. Notre volonté étant de permettre à toutes celles et ceux qui combattent l’austérité d’où qu’elle vienne d’avoir des candidats qui portent ce combat.
De même, la résolution du dernier CN du PCF pose, à mes yeux, de manière satisfaisante la question des rassemblements à opérer :
« Nous visons l’élection du maximum de conseiller-e-s communistes, Front de gauche, acteurs et actrices de la société civile, militant-e-s de gauche et écologistes, engagés contre l’austérité et contestant les politiques actuelles. Le redoutable mode de scrutin nécessite un travail de construction de candidatures de large rassemblement au service de ces objectifs. »
C’est donc dans ce cadre qu’il nous faut préparer dans notre département des candidatures portant ces ambitions. Voici quelques pistes de propositions et d’actions à mettre en débat avec les citoyens, les élus, les associations, les partenaires économiques, avec toutes celles et ceux qui le souhaitent.
Ce contenu a été publié dans En bref. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.