Après les attentats du 13 Novembre : Protéger la population, la République et les libertés fondamentales

Plus Comme Avant !

Une irruption de violences, des frappes impitoyables dans des lieux de vie, de culture, de vivre-ensemble et des mitraillettes qui tuent indifféremment des amis, anéantissent des familles, des si jeunes, heureux à leur façon, d’opinions – aussi diverses que celles qui font la richesse et l’universalité du monde. Soudain, c’est un insondable effroi. C’est la peur qui glace le cœur ; aussitôt s’impose le recueillement, ces moments collectifs qui redonnent de l’honneur à nos pensées, de la dignité à nos actes. L’émotion nous envahit mais nous savons que nous aurons beaucoup à reconstruire.

On nous dit que nous sommes en guerre. Des guerres qui durent depuis 15 ans et, au bout, DAECH a développé son pouvoir criminel ! Il faudrait parler du commerce des armes, et constater une fois de plus que le capitalisme a besoin de la guerre. Ce sont là de graves questions, qu’il ne faut pas cacher. Au contraire. Honte à qui utilise une émotion d’une ampleur inédite à des fins de stigmatisation et de haine. Alors nous pensons à Jaurès : « On ne fait pas la guerre pour se débarrasser de la guerre ». On fait quoi ? Comme dans tous les moments dramatiques de notre histoire on revient vers ce qui a fait le rayonnement de notre pays : Liberté, Egalité, Fraternité. Et aussi la Laïcité. Sans cela pas d’unité nationale, pas de République.

Oui, la paix, l’internationalisme demeurent au cœur de nos valeurs fondatrices, nos convictions. Oui, l’ONU, les peuples doivent jouer leur rôle ; en même temps que nous devons répondre à l’enfant qui a peur. L’humain, d’abord, oui nous sommes touchés quand Madonna pleure et chante pour les victimes atrocement abattues et notre peuple meurtri. Ce sont des actes de paix, d’espérance qui constitueront le socle d’une unité émancipatrice. Conséquence immédiate, nous ne laisserons pas l’extrême-droite passer à l’acte, s’en prendre aux migrants, aux immigrés, nous ne les laisserons pas nous diviser, nous opposer. La peur ne nous submergera pas. Nous faisons le choix du renforcement de tous les services publics. Aujourd’hui, priorité à la sécurité, à l’éducation, à la culture. Elle est là notre liberté, l’expression aussi d’une solidarité nationale et populaire !

H.Hérin

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